🌍 25 ans d’impact collectif : African Parks, un modèle africain de conservation.
À l’heure où la planète cherche des solutions durables pour enrayer la perte de biodiversité et répondre aux objectifs mondiaux de développement durable, African Parks s’impose comme une référence scientifique et opérationnelle. Son rapport annuel 2025 retrace vingt-cinq années d’un modèle unique de gestion des aires protégées, fondé sur des partenariats publics-privés, qui a permis de restaurer des écosystèmes, de renforcer la résilience des communautés et de redonner vie à des espèces disparues. Avec plus de vingt millions d’hectares gérés dans treize pays africains, l’organisation illustre comment la conservation peut devenir un levier de stabilité écologique et socio-économique.

African Parks, créée en 2000, a bâti un modèle pionnier où elle assume la gestion complète des parcs tout en restant redevable aux États propriétaires. Ce modèle repose sur trois piliers : des mandats de long terme, une gestion opérationnelle ancrée dans les territoires, et des financements durables. En 2025, malgré la perte de 24 millions de dollars de financements américains, l’organisation a comblé un déficit de 25,4 millions grâce à des ajustements rapides et à de nouveaux partenaires, confirmant sa résilience. Les revenus touristiques ont progressé de 8 % pour atteindre 17,8 millions de dollars, avec des succès emblématiques comme Akagera au Rwanda, devenu financièrement autonome et reconnu par National Geographic parmi les « Best of the World ».
Les résultats globaux dans les vingt-quatre aires protégées gérées sont impressionnants. Le programme Rhino Rewild a transloqué 256 rhinocéros blancs du Sud en 2025, portant à plus de 630 le nombre d’individus relâchés dans des zones sécurisées. Au total, 2 217 animaux de treize espèces ont été déplacés, dont le retour du hartebeest à Liuwa Plain après cinquante ans d’absence. Depuis 25 ans, plus de 11 610 animaux de 37 espèces ont été transloqués, dont 18 réintroduits après extinction locale. Ces opérations, appuyées par des innovations scientifiques comme l’ADN environnemental et des partenariats internationaux (BIOSCAN, Molecular Ecological Network Assessment), illustrent une approche moderne de la restauration écologique.
Le Parc National de la Garamba, en République démocratique du Congo, incarne particulièrement cette réussite. Le partenariat avec l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) a été renouvelé pour dix ans, consolidant une collaboration initiée en 2005. En 2025, vingt-quatre rhinocéros blancs y ont été introduits, une étape cruciale pour restaurer une espèce disparue localement. Les équipes de rangers ont assuré plus de 310 000 jours de patrouille, retiré 25 000 pièges et confisqué près de 500 armes illégales, renforçant la lutte contre le braconnage. Garamba illustre la combinaison entre conservation de la biodiversité et développement socio-économique, en intégrant les communautés locales dans des projets de subsistance et en stimulant l’économie régionale. Ces résultats rejoignent les efforts mondiaux menés par des organisations comme le WWF, la Wildlife Conservation Society ou la IUCN, qui plaident pour des approches intégrées liant conservation et développement.
Au-delà de la biodiversité, African Parks a investi dans l’éducation, la santé et les moyens de subsistance. Plus de 33 000 personnes ont participé à des projets générateurs de revenus, 2 200 bourses ont été attribuées, 395 écoles soutenues, et près de 100 000 personnes ont bénéficié de soins via des cliniques mobiles. Ces initiatives traduisent une approche intégrée où la conservation devient un levier de développement humain et de stabilité régionale, en cohérence avec les Objectifs de développement durable des Nations Unies.
Enfin, l’organisation a renforcé ses mécanismes de gouvernance et de respect des droits humains, notamment à travers Project Bomoko, lancé après les recommandations d’experts indépendants. Un panel africain spécialisé supervise désormais les mécanismes de plainte, et un sous-comité dédié a été créé au sein du Conseil d’administration. Ces mesures témoignent d’une volonté de transparence et d’une responsabilité accrue envers les communautés.
À l’heure où les pressions climatiques, démographiques et politiques s’intensifient, African Parks démontre qu’une gestion rigoureuse, ancrée dans les réalités africaines, peut inverser le déclin écologique tout en générant des bénéfices sociaux et économiques. Le cas de Garamba en RDC illustre cette vision : un parc autrefois fragilisé, redevenu un bastion de biodiversité et un moteur de développement local. Cette expérience s’inscrit pleinement dans les objectifs mondiaux, en montrant que la conservation, lorsqu’elle est menée avec science, partenariat et responsabilité, peut transformer durablement les sociétés et les écosystèmes.
Le rapport annuel 2025 d’African Parks est disponible en ligne : Annual Report 2025 | African Parks.